THE TWO BROTHERS AND THE SMILING COW

il était une fois deux frères communistes
qui héritèrent d’une belle vache qui souriait
parce qu’elle était vachement heureuse

une vache à lait qui valait 200 selon l’expert de la justice injuste de granada
qui était très vache et qui était le compère de don todo et donc don todo
vendit à don nada sa moitié de vache au prix de 200/2 donc de 100
opération par laquelle don nada devint propriétaire de la vache qu’il vendit
à la foire aux bestiaux au prix de 100 qui était en fait la valeur réelle
de la vache et donc don todo hérita de 100 c’est-à-dire de tout et don nada
hérita aussi de 100 mais de 100 moins 100 donc de 0 c’est-à-dire de rien
les deux parts d’héritage étaient égales mais l’une des deux parts était
beaucoup plus égale que l’autre puisqu’elle valait 100 et l’autre 0
ce qui fit beaucoup rire la vache qui était très vache comme l’expert
et bien sûr ce beau coup était légal puisque l’expert était judiciaire
mais bien sûr ce beau coup était laid puisqu’il n’était pas loyal
quelle vacherie la vie

« all animals are equal
but some are more equal than others »
et donc moins communistes
don todo y don nada eran iguales
pero don todo era más igual que don nada
y menos comunista
porque era más rico que el pobre don nada
ay qué pobre era el pobre don nada
y qué rico era el rico don todo
tout se fait mal et tout va mal
par compère et par commère
tout se fait mal et tout va mal
et donc tout fait mal

il était une fois deux frères communistes
l’un s’appelait don todo et habitait au centre
de granada et l’autre s’appelait don nada
et habitait dans la périphérie de gratodo
une ville de la périphérie de granada
le riche habitait au centre une fois
pour toutes et le pauvre deux fois
pour toutes dans la périphérie
le riche habitait au centre de la féérie
et le pauvre habitait dans la périphérie
de la périphérie où il périt sans féérie
et le signe égal était le drapeau
vert et blanc de l’andalousie

écoutons yannick jamin chanter
la romance somnambule
de federico garcía lorca
« ami je voudrais mourir
dans un grand lit tranquillement
sur un bon sommier d’acier
dans des draps de hollande »
et écoutons la fille des peignes nous enchanter
en chantant sa chanson des draps de hollande
« allá arribita arribita
hay una pila de oro
donde lavan las mocitas
los pañuelos de los novios »

et écoutons jean-roger caussimon nous dire que
« nous oublierons nos nuits d’épreuve
nous oublierons les nuits de guerre
où l’on croyait que plus jamais
ne reviendrait une aube claire
ami ne désespère pas
le jour viendra
le jour viendra
ami ne désespère pas
le ciel de chaque nuit sera douce lumière
le ciel de chaque jour éblouissante clarté
quand nous aurons la liberté
de vivre en paix sur cette terre »

et écoutons louis aragon par
jean ferrat
marc ogeret
isabelle aubret
« un jour pourtant
un jour viendra
couleur d’orange
un jour de palmes
un jour de feuillages au front
un jour d’épaules nues
où les gens s’aimeront
un jour comme un oiseau
sur la plus haute branche »

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