AH COMME LA NEIGE A NEIGÉ

MARIE-ODILE
nous n’avons toujours pas de neige à paris
donc pas de féérie
LE JOCKEY
va faire un tour sur le blog de cindy knoke
si tu veux de la neige en veux-tu en voilà
MARIE-ODILE
d’accord j’y vais de ce pas
oh là là effectivement
il y a de la neige dans l’article
« cindy’s nonsense of snow »
beaucoup de neige
tellement de neige qu’on finit
par avoir froid et même peur
d’être enseveli sous la neige

quel effroi
mais qu’elle ait froid et peur
j’en doute et pourtant elle dit
que quand elle était petite
elle avait peur de la neige
et des mammouths
et des singes
alors est-ce que j’ai tout bon
LE JOCKEY
eh non marie-odile il ne s’agit pas
des mammouths ni des singes
MARIE-ODILE
ah bon alors de quoi s’agit-il
LE JOCKEY
il s’agit de la mammoth mountain
qui est un volcan endormi
mais pas complètement
puisqu’il fume encore

et il s’agit du comté
de mono
MARIE-ODILE
ah oui c’est vrai
que je suis bête
cela me revient
la mammoth mountain est une montagne
de la sierra nevada de grenade
et au sommet de la mammoth mountain
il y a un minaret

alors est-ce que j’ai tout bon
LE JOCKEY
eh non marie-odile il ne s’agit pas de la sierra nevada
de grenade et il n’y a pas de minaret au sommet
MARIE-ODILE
ah bon alors qu’est-ce qu’il y a au sommet
et de quelle sierra s’agit-il
LE JOCKEY
au sommet il y a un sommet
qui s’appelle
the minaret summit
et il s’agit de la sierra
nevada de californie
ou si tu préfères
the sierra nevada of

(« un jour d’hiver alors qu’il a beaucoup neigé
et que les plus petits font leurs devoirs
le petit charles lutwidge dodgson
lewis carroll petit
leur réserve une surprise
armé d’une solide pelle
il creuse dans la neige un labyrinthe géant
si bien conçu que l’on peut vraiment s’y perdre »
comme se perdit jack torrance c’est-à-dire
jack nicholson dans le labyrinthe enneigé
de l’hôtel du film shining de stanley kubrick
labyrinthe enneigé où jack mourut congelé

oh là là ça fait peur la neige
je suis d’accord avec cindy
alors blottissons-nous tous
au coin du feu et écoutons
soir d’hiver
d’émile nelligan
par monique leyrac
et par julos beaucarne
« pleurez oiseaux de février
au sinistre frisson des choses
pleurez oiseaux de février
pleurez mes pleurs pleurez mes roses
aux branches du genévrier
ah comme la neige a neigé
ma vitre est un jardin de givre
ah comme la neige a neigé
qu’est-ce que le spasme de vivre
à tout l’ennui que j’ai que j’ai »)

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